Principe de base dans toutes démarches écoresponsables et très souvent intégré dans les différentes stratégies en développement durable en en gestion écologique au Québec. Démystifions ensemble le principe des 4RV-E :
4R : Repenser, Réduire, Réutiliser, Recycler
V : Valoriser
E : Éliminer.
Le 4RVE un outil d’aide à la décision qui permet de comprendre quelles actions sont à prioriser pour réduire au maximum l’impact environnemental de vos déchets. Il est important de les considérer dans leur ordre respectif. Par exemple, il est préférable de Réduire à la source (R # 2) que de Recycler (R # 4), mais il est aussi préférable de Recycler que d’Éliminer.

R # 1 : Repenser sa consommation (s’en tenir à l’essentiel)
La première action pour arriver à diminuer son empreinte écologique, très simple et efficace, est de repenser sa consommation. La question clé est : en avez-vous vraiment besoin ? Pensez-y, avez-vous des vêtements dans votre garde-robe que vous n’avez portés qu’une fois, lorsque vous l’avez essayé au magasin ? De la vaisselle en or que vous gardez pour un évènement spécial qui n’arrive jamais ? Repenser sa consommation implique de réfléchir à vos besoins réels, en fonction de ce que vous possédez déjà. Et puis, le bonheur est-il vraiment relié à la quantité de biens matériels que nous possédons ?
En tout cas, le déchet le moins polluant est bien certainement celui que nous n’avons pas acheté !
R # 2 : Réduire à la source (refuser les déchets potentiels)
La deuxième action implique de faire des choix plus judicieux quant à ce que nous achetons. Qu’il s’agisse d’un sac en plastique pour transporter votre épicerie, d’une paille pour boire votre café frappé ou d’ustensiles en plastique, ces objets sont tous des déchets potentiels qu’il faut refuser. Ils se retrouvent rapidement à la poubelle, et ce, après très peu d’usage, voire un seul usage. En réduisant ces déchets à la source, soit au moment de l’achat, vous éviterez que des tortues de mer soient prises avec des pailles dans leurs narines, ou que le continent de plastique ne devienne encore plus gros.
Excellente nouvelle ! Des alternatives existent : des pailles réutilisables et faciles à transporter, des ustensiles en métal, des sacs en coton bio, etc. Pour plusieurs objets jetables, leur usage est tout simplement une question d’habitude et de planification. Par exemple, vous pourriez mettre une petite note sur le bord de votre porte, pour vous rappeler d’emmener un sac réutilisable à l’épicerie. D’autres comportements sont également faciles à adopter, comme refuser les Publisac en mettant un autocollant sur votre boîte aux lettres.
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Ici, le déchet le moins polluant est celui que nous avons refusé !
R # 3 : Réutiliser (réparer, trouver d’autres usages, donner, acheter usagé)
La troisième action, pour sa part, vise à prolonger la vie de nos objets usagés. Il vous arrive de trouver des trous dans vos pulls de laine ? D’avoir un caleçon avec un élastique trop étiré ? Des bottes d’hiver tachées de sel ? Nous nous sommes tous retrouvés dans une situation où jeter semblait être la seule solution. Or, avant de passer à l’action, il faut se poser la question suivante : comment la vie de cet objet pourrait-elle être prolongée ?
C’est le moment d’utiliser son imagination et sa créativité ! En plus, il existe une multitude de vidéos et de sites web qui vous montrent comment réparer un objet ou lui trouver un nouvel usage (DIY : do it yourself). Il est même possible de fabriquer des objets à partir de déchets ou retailles que nous avons à la maison (ex. une éponge tawashi fait à partir de vieux bas, un sac réutilisable fait à partir d’un vieux t-shirt). En réutilisant des objets usés plutôt que d’en acheter des neufs, l’effet écologique est double : vous déviez un déchet potentiel de l’enfouissement (objet réutilisé), tout en évitant la création d’un futur déchet (objet neuf remplacé).
Et puis, si vraiment vous voulez vous départir d’un objet, pourquoi ne pas en faire don ? Depuis plusieurs années, un véritable marché de seconde main s’est mis en place au Québec et au Canada. Plusieurs organismes et entreprises (Kijiji, Renaissance, Village des valeurs, Armée du salut) permettent non seulement de réduire les déchets envoyés au dépotoir, mais aussi à certains ménages de se procurer des biens à des prix plus abordables. De plus, ce sont d’excellents endroits pour faire vos propres achats. Votre pouvoir d’achat est un outil important pour contribuer à un monde plus écologique et plus éthique. Servez-vous-en !
Dans ce cas, le déchet le moins polluant est celui dont la vie s’est prolongée !
R # 4 : Recycler (dans votre bac vert)
Si vous ne pouvez plus rien faire avec un certain objet et qu’il est temps de s’en départir, l’étape suivante est le recyclage. À Montréal, nous sommes chanceux d’avoir un service de recyclage, mais chaque citoyen.ne a le devoir de bien faire son tri à la maison. Le recyclage est sans doute une pratique facile, mais il ne faut pas négliger les étapes nécessaires avant de mettre un objet au bac vert.
Avant toute chose, il faut s’assurer que l’objet disposé est bel et bien recyclable. En temps de doute par rapport à ou mettre ses déchets, l’application « Ça va où ? » de Recyc-Québec peut nous éclairer. Puis, il est important de bien nettoyer les déchets avant de les recycler. Sinon, ceux-ci récolteront des bactéries et des odeurs. Vous évitez ainsi la visite indésirable d’animaux sauvages dans votre bac vert !
Enfin, rappelez-vous du grand commandement du recycleur : « je sais quoi recycler et je le fais de la bonne façon » !